maple syrup, bears and landscaping

  • Bienvenue !

    Ici vous pouvez suivre mes aventures diverses et variées! Après une première saison à Vancouver pendant l'été 2011 à travailler dans de beaux jardin et à me balader entre mer et montagne, voici la saison 2. Je suis cette année au Pérou! A Santiago de Chuco plus exactement pour travailler pendant 3 mois dans le parc naturel de Calipuy. Cette fois ci je n'y suis pas seule mais avec 4 autres français. Je travaille jusqu'au 20 décembre jusqu'à des vacances (officielles) toujours au Pérou avec la famille :D et je vais essayer pendant ce temps de vous raconter mes nouvelles aventures. Bonne lecture!
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10 novembre 2011

L’amazoniiiiie, c’est finiiiiii

Publié par emmastrips dans Non classé

En attendant les épisodes amazoniens (waaaa) voici l’épisode de la deuxième semaine au sanctuaire. Les photos du haut sont rognées mais en cliquant dessus on devrait les voir entières.

Et pour ceux qui ont le courage, des petites photos bonus se sont glissés par ci par là dans les anciens épisodes et dans le guide…

Hasta luego! et moi je parts me coucher :)

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10 novembre 2011

Episode 11 : au pays de la puya

Publié par emmastrips dans Non classé

LUNDI 24 OCTOBRE

Abandon du poste de contrôle Guanacon et nouvelle migration pour le poste Auguinate du sanctuaire. « Parce qu’un programme qu’on respecte… », plutôt que de partir seules 2 nous embarquons avec nous Cristian à Cusipampa, 6 étudiants de l’école de tourisme de Santiago et toute une dizaine de gamins jusqu’à notre point de chute. L’occasion de passer avec les étudiants une soirée ensemble et de connaitre (et de comprendre) un peu plus les Santiagostinos.

Au petit matin, une flopée d’écoliers des villages encerclant le sanctuaire se retrouvent devant notre porte pour une visite organisée en bonne et due forme, sans que bien sur nous nous y attendions. Décidément, notre retranchement est bien perturbé tout a coup. Je me retrouve même à devoir prononcer un discours devant l’assemblée réunie !

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ils sont pas beaux tous là pour la photo?

Puis il est temps de se mettre à travailler. Fanny, Ronan et Guillaume étant partis bien plus tôt faire leurs relevés avec Mario, nous partons avec Bimer, un autre Guadaparque, à Quiguir pour interroger les familles. Nous voulons savoir si elles seraient intéressées par l’accueil de futurs touristes du parc. A pied, à moto, avec Bimer ou Chelo (encore un autre guardaparque), seule ou avec Roxane, je rencontre en trois jours une dizaine de famille, je m’installe parfois bien longtemps dans leur cours. Ils sont enthousiastes, accueillants, bienveillants et parfois surpris. Et moi je me régale à rentrer quelques minutes dans leur quotidiens, à apprendre comment fonctionne leurs métis à tisser, à faire le pain et à regarder les cuys gambader (des cochons d’inde, spacialité de la region, se mangent grillés avec de petites patates : el cuy guisado !), le tout devant, encore et toujours, des magnifiques paysages et couchers du soleil rouges incandescents dans la sierra.

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Et ça travaille un peu quand même !

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tisse tisse la laine

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qui squatte les maisons récolte les grimaces

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la tienda (boutique) de Cusipampa et ses duenos

Mais toujours pas de puya en vue ! Pour cela il faut traverser le Sanctuaire. Ca tombe bien, c’est la suite de notre travail : sillonner, trouver des chemins et différentes zones d’attraits du parc. Pour cela nous voila encore en déplacement. Nous sommes transférées toutes les 2 au 3eme poste de contrôle : La Victoria. Le plus rustique de tous (sans eau ni électricité, des toilettes dans une cabane en pierre à 100m du poste, un seul petit matelas posé à même le sol et un plancher si fin entre la cuisine et notre chambre qu’il est impossible de marcher en haut sans faire tomber de la terre en bas !), mais aussi le plus beau de tous. Situé au cœur de la zone de densité de la puya, il est encerclé de collines, un petit cours d’eau le longe et le coucher du soleil est incroyable. En bonus, les lucioles nous accompagnent lorsque nous allons nous coucher. Mario et Leivin sont les gardiens de ce paradis rudimentaire et spécialement nous avons même droit à la présence de la femme et du bébé de ce dernier qui se sont installés pour quelques temps. L’ambiance est métamorphosée entre petits plats mitonnés (picarones au miel et riz au lait à la cannelle) et éclats de rires la journée s’anime (mais les nuits sont de plus en plus froides, à 4000m il fait bon rester dans son duvet le soir tombé).

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depuis la fenêtre de la chambre!

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plus rouge tu meurs :)

Le travail fini (je sais ça a l’air vachement difficile comme ça, j’ai même été obligée de guetter les oiseaux du parc-on trouve des colibris tous noirs !), il est temps de retrouver tout le monde à l’autre poste de contrôle et de rejoindre la civilisation en commençant en douceur par Santiago.

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28 octobre 2011

Départ iquitos!

Publié par emmastrips dans Non classé

Je m’en re-vais et pour l’amazonie cette fois ci! Profiter de 10 jours de vacances au milieu de la forêt vierge, pêcher le piranha, observer les caimans, dormir dans un hamac et voir chercher les orchidées…
Alors quelques photos des articles à venir pour vous tenir en halène!

Ciao les loulous et hasta la vista comme on dit chez nous.

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Berceau (avec un vrai bébé dedans!)

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Il est là!

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La puya en grand :) , voire même les puyas!

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Leivin et sa petite famille avec qui j’ai passé quelques jours dans le sanctuaire

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27 octobre 2011

Episode 10 : Emma vs Wild

Publié par emmastrips dans Non classé

SAMEDI 15 OCTOBRE

Et « parce qu’un programme qu’on respecte n’est pas un vrai programme » (je le savais qu’il allait revenir celui là !), notre grande aventure, la randonnée de 4 jours qui nous permettra de traverser dans tous les sens la réserve, de la connaitre mieux que notre poche se réduit à une première balade de 4h dans le nord de la réserve suivi de 2 jours de marche plus au sud…

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Et là commence la rencontre avec la nature sauvage ! (voir le guide de survie en haute montagne)
Je me lance sur les traces de Bear (les aficionados reconnaîtront) et suis ses conseils à la trace.
Je me cache du soleil sous mon grand chapeau, le même que les cow-boys, version camouflage au milieu de la pampa (beige quoi), il est génial ! J’enfile mes méga lunettes de soleil, mes chaussures tout terrain. Couteau suisse, allumettes et ficelle dans la poche. La Mula et el Burro sont eux aussi du tour. ¡Vamos !

Les guanacos, pas les plus sauvages, nous suivent de leur regard inquisiteur et nous marchons, et nous marchons encore. La pampa change au fur et à mesure que nous descendons et peu à peu les herbes basses, sèches et dorées deviennent des arbres (pas trop hauts tout de même) puis des cactus géantissimes eux. Le sol sableux devient rocailleux puis se charge en fer et prend une couleur rouge épatante. Lorsque nous arrivons au deuxième poste de contrôle nous sommes définitivement au far west. Seule la vue (phénoménale) sur les Andes au coucher du soleil nous rappelle où nous sommes.

C’est dans la zone où résident les pumas et les ours à lunettes que nous installons le campement. Pour preuve, un petit cactus mâchouillé et une trace d’urine attestant qu’entre un aller et retour de moins de 2 heures de ma part un ours à pris le même chemin que moi. Au fait quelqu’un connait la consigne en cas de rencontre non organisée avec une grosse bêbête??

Au coin du feu, tout a coté de notre soupe (le premier qui devine à quoi elle est je lui ramène un cabaillito de totora de poche^^) un petit scorpion se promène. La nuit se rafraichi. L’âne_est-ce vraiment bien l’âne ?_ remue au loin. Je ne fais pas la maline dans la tente. La nuit est courte et humide. Vivement le réveil !

6h00 le matin est enfin là-STOP-départ 7h00, on s’enfonce encore dans la réserve – STOP – repas 11h00 (dans l’ordre une conserve de pêche au jus et une boite de thon à l’huile sans pain, ils sont forts en gastronomie les monsieurs de la montagne !) – STOP – 13h00 les réserves d’eau ne serons pas suffisantes pour tenir une nuit de plus, demi-tour toute – STOP – plus de 1000m de dénivelé et beaucoup d’heures de marche – STOP – Arrivée à 18h les nuit est tombée et j’ai survécu – STOP -je n’aurais pas cru.

Et une petite bête sauvage avant que d’autres photos arrivent!
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27 octobre 2011

Episode 9 : Et si on prenait son temps?

Publié par emmastrips dans Non classé

MARDI 11 OCTOBRE

Bonjour et bon réveil !

Au menu cette semaine, tous les matins : 6h pétante, musique péruvienne à fond les ballons (dès que je trouve les liens sur internet vous comprendrez mieux pourquoi le réveil est brutal !) et arôme de soupe de pates/patates/poulet/origan et gardaparque à fond la forme. Moi qui ne suis pas du matin (et pas qu’un peu) je vous laisse imaginer ma tête…
Mais la bonne nature Andine fait bien les choses. A la fenêtre, chaque matin ce n’est pas un, ni deux mais tout un troupeau de guanacos qui viennent me dire bonjour. Et ça c’est bon !

Et pour commencer la journée, « Parce qu’un programme qu’on respecte n’est pas un vrai programme » (il va revenir souvent celui là !), non, nous ne partons pas identifier les chemins aujourd’hui. Aujourd’hui nous préparons la journée de demain ( ?) Bref, nous devons attendre que demain arrive, parce que demain ce sera vachement mieux. Bref, malgré réflexion j’ai toujours pas compris hormis « aujourd’hui tu attends ». Bon OK. Pas trop le choix.

Ce n’est pas ma spécialité mais j’attends, patiemment, que le temps passe et m’occupe comme je peux autour du poste. Le silence, le temps, les oiseaux et les guanacos puis, au loin, une masse, ou plusieurs masses informes, montrent le bout de leur nez. Ce sont des cow-boys ! Des vrais ! Ils sont péruviens mais ils ont tout des vrais : les chevaux, les chapeaux, les jeans et la dégaine. Ils viennent là faire le travail que personne ne veux faire : la route qui relie les deux postes de contrôle de la réserve. Et pour déplacer des cailloux à la force des bras à plus de 4000m ces hommes ont un secret : la coca. Cette herbe à base de la préparation de la cocaïne. Ici elle est mâchouillée par les hommes surtout et permet de « donner la force » nécessaire aux travaux difficiles. On les reconnait à leur joue enflée par une boulette de feuille glissée entre les dents, tellement amère (pouah j’ai essayé, il faut le vouloir, c’est pas bon !) que l’on y ajoute une poudre à base de coquillage écrasée et qu’on insere dans la boulette à l’aide d’une aiguille et adouci le gout (un peu certes, mais ça reste vraiment fort). Et ils s’en vont au loin à leur dur labeur.
Le temps passe.

Un nouvel événement se profite à l’horizon ! Hermes s’en va à Cusipampa, minuscule village voisin, acheter les vivres manquants ! Ni une ni deux je saute sur la moto rouge flambant neuve (merci le ministerio del ambiante) et je me retrouve embarquée sur les routes rocailleuses à papoter avec cet homme à la vie si spéciale : il alterne 20 jours de travail seul dans la réserve et rentre les 10 jours suivants dans sa famille mais n’attend qu’une chose, revenir au milieu de la pampa et de ses habitants sauvages.

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La moto s’arrête entre les quelques habitations qui forment le village et c’est dans une petite maison d’adobe (sorte de brique locale faite de terre et de paille) que je trouve la « tienda » (boutique). Pendant qu’il fait les courses je me retrouve, pepsi la main (on n’arrête pas la mondialisation) au milieu de la cour intérieure à observer les gens passer. Je me sens bien. La discussion s’engage avec Rosa, la dueña ou maitresse de maison. Au fond la famille s’affaire, une jeune femme au haut chapeau blanc porte son bébé en écharpe dans le dos et écosse des graines, les poules picorent au milieu d’un fouillis pourtant bien organisé : tas de bois, panneau solaire, sac de graines, chapeaux, cagettes de légumes inconnus pour la plupart. Sur le balcon sèchent des tissus de toutes les couleurs. La montagne pointe le bout de son nez derrière la toiture et un bruit de moteur me rappelle à moi. Il est temps de rentrer au poste!
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27 octobre 2011

Episode 8 : Le débarquement

Publié par emmastrips dans Non classé

LUNDI 10 OCTOBRE

Parce qu’un programme qu’on respecte n’est pas un vrai programme, nous ne sommes pas partis au sanctuaire, nous ne sommes pas partis à 5 non plus.

Matin du départ, lundi 10 octobre, nous apprenons que les deux paysagistes (Roxane et moi donc !) nous passerons la première semaine à la réserve, doux pays des guanacos et la deuxième au sanctuaire où si tout va bien la joyeuse troupe de français se reformera au complet.

C’est sous la pluie que nous partons, la première depuis notre arrivée et relativement stressante puisque la route se métamorphose en terrain de glissade géant. Plutôt que d’attendre le matin, Javier se sent de faire le trajet. Bon, ben d’accord mais on ne roule pas trop vite hein ?

A une ou deux embourbades (ça existe ce mot ?) près, la pluie s’arrête. Notre plus gros handicap sera finalement la jeep elle-même qui à 10 minutes d’arriver ne veux plus avancer. Et nous voila, deux petites françaises poids plume à porter des rochers pour caler la voiture (sans frein à main sinon ce n’est pas drôle) et à pousser le tout. A 4000m le coucher de soleil est resplendissant, la lumière rouge éclatante, et nos poumons au bord de l’explosion !

Nous arrivons finalement au beau milieu de nulle part. C’est bien la réserve, c’est bien le poste de l’autre jour. Cette fois ci la pleine lune nous accueille et les deux guardaparques (gardiens du parc en espagnol) avec qui nous allons passer la semaine : Emiliano et Hermes.

27 octobre 2011

Publié par emmastrips dans Non classé

Je vous ai quitté il y a déjà pas mal de temps. Je rentrais du sanctuaire et une expédition à Huanchaco me permettait de se remettre en selle, de buller et de poster quelques épisodes. Voila la suite pour votre plus grand bonheur (j’espère) posté depuis Santiago, non sans peine, des aventures andines…

Et pour vous remercier de votre attente, voici le lien vers notre musique péruvienne préférée, qui anime nos trajets en bus et nos journées dans les pacs !
El panuelito : http://www.youtube.com/watch?v=iT3vwia5dOs&noredirect=1

9 octobre 2011

Episode 7 : la découverte du Sanctuaire (4octobre)

Publié par emmastrips dans Non classé

Et oui ! Au cas où on l’oublierait, je suis quand même venue ici pour travailler !

Alors nous commençons la semaine par des réunions pour cerner le travail qui nous correspond… et quoi de mieux qu’une mini expédition au sanctuaire pour se rendre compte au mieux de l’ampleur de la tâche ?

Petites précisions. J’ai parlé de 2 parcs depuis le début : la réserve (pour la sauvegarde des Guanacos) et le sanctuaire de Calipuy (pour les puyas). Les deux sont reliés aussi bien physiquement que administrativement mais nous travaillerons plus précisément au Sanctuaire (donc sur les Puyas si vous avez suivi^^).

Alors c’est reparti pour une nouvelle expédition.

Ce qui est prévu : partir à 10h à bord du 4×4 antique (au nom du ministère de l’environnement péruvien s’il vous plait !) et arriver à 13h au sanctuaire pour le repas.
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Ce qu’il s’est réellement passé : nous sommes arrivée à 10h au rendez vous, le 4×4 est arrivé à 10h30, il été chargé à 11h, le plein a été fait à11h30, la roue changée à 12h, nous nous sommes nourris d’empanadas et à 12h30 nous sommes effectivement partis !
A 25km/h en moyenne ( !) nous avons parcouru un bon nombre de chemin (tout en terre et en cailloux), bordé pas mal de falaises vertigineuses, traversé quelques villages et vus notre premier Alpaga !! Cousin du lama, il est tout blanc, plein à craquer de poils, et avec ses yeux géants il a l’air tellement… stupide ! Mais il est vachement mignon quand même ^^

La route continue et nous arrivons au bout des 3h de trajet prévu à la réserve (mais toujours pas au sanctuaire…). On y décharge des tonnes de matériel au poste de pilotage et on en profite pour partir en quête des Guanacos. Je me retrouve dans le plus grand paysage que j’ai jamais vu de toute ma vie. Le silence est époustouflant. Le seul bruit que l’on entend est celui du vent, tellement différent de celui que je connais. La montagne s’étend à perte de vue et aucune habitation ou personne vivante ne semble habiter les lieux. Malgré mon regard perçant, et mon tallent de chasseresse impossible d’apercevoir le moindre guanaco (juste un faux espoir quand 3 ânes se baladaient au loin…^^).

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Un peu dépités on repart en direction du sanctuaire par la « non route » qui y mène, en traversant les rios en travers de notre chemin et vous savez quoi ??? Je les ai vus !! Six guanacos ont décidé de traverser la « non route » devant nous (mais pas trop près quand même, aucun animal n’a été maltraité dans cet épisode !). Ils sont beaux, ils sont roux et ils ont l’air aussi débiles que leurs cousins alpagas mais je les aime quand même !

Et nous arrivons à la nuit tombée au sanctuaire (au lieu de 13h !) où nous attendent les guardaparques avec un plat de spaghetti géant : le premier repas sans riz depuis notre arrivée !! L’accueil est chaleureux, la nuit froide et la lumière à la bougie.
Nous avons toute la journée suivante pour faire un tour du sanctuaire. Réveillés par le soleil (à 5h30) et par le petit dej (soupe de spaghetti et poulet…). Une journée de marche en compagnie de 2 guardaparques où nous nous retrouvons au milieu de centaines de puyas en fleurs. C’est époustouflant. Dans les zones à haute densité elles sont partout, immenses (encore plus que sur les photos) et complètement surréalistes.

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Des puyas toutes près… bientôt en géant sur vos écrans :)

Mais la réalité nous ramène bien vite sur terre. Il se trouve que des populations se sont installées sur le sanctuaire illégalement. Trouvant ici des terres pour survivre, et dans certains cas pour s’enrichir. Et le milieu étant tellement aride, les agriculteurs qui se sont installés sur le site utilisent la puya comme bois de chauffage et la brûle pour faire de l’ombre. Un bras de fer s’est engagé entre eux et le sanctuaire qui veut les faire partir. Les relations sont tendues au point qu’il arrive que les populations brulent les puyas par simple représailles.

Lors de notre découverte nous nous faisons aborder par quelques hommes qui resteront plus d’une demi-heure à débattre avec les guardapaques sur leurs droits. Nous invitant fortement à quitter leurs terres. La discussion est polie et les gardiens maitrisent la situation mais on sent que les enjeux sont importants et que tout le monde est tendu. La première journée au sein du parc nous fait réaliser que les enjeux ici vont bien au-delà de l’environnement.

Nous quittons le lendemain matin le sanctuaire, le 4×4 pleins de « paquetes » pris au passage sur la route. Nous devons être la seule voiture qui passe par cette route de la journée voir plus, et les hommes qui veulent descendre vers Santiago n’hésitent pas à passer 3h debout dans la remorque du camion !

9 octobre 2011

Episode 6 : les randonneurs

Publié par emmastrips dans Non classé

Presque une semaine que nous sommes là et nous ne connaissons toujours pas les paysages qui nous entourent. Pour y remédier, ce n’est pas bien compliqué : nous nous lançons dans un weekend randonnée avec pour unique objectif marcher pendant 2 jours et se trouver un coin sympa pour dormir.

Après quelques faux espoirs pour trouver une tente la veille du départ nous finissons par accepter le fait que nous dormirons sous les étoiles (et surement au froid) samedi soir. Au moins le sac sera plus léger. Chargés de provisions nous partons le matin l’estomac encore plein de jus de goyave et de sandwich au poulet (surement pas idéal pour une rando mais local et relativement nourrissant !).

Et c’est parti pour une nouvelle aventure où je teste ma résistance à l’altitude, au poids du sac, et à la fatigue musculaire !
Tout commence tranquillement, en suivant la route de Calipuy, unique route mais surtout circulée par des paysans transportant à dos d’âne leurs récoltes. Les petits vieux nous interrogent depuis leur balcon : d’où vient-on ? Où va-t-ton ? De France. On ne sait pas encore… Ils nous questionnent encore perplexes et nous poursuivons notre chemin jusqu’au prochain abuelito sur notre passage. Les paysages défilent, de la ville perchée, nous traversons une vallée toute verte et nous enfonçons dans des paysages plus secs et rocailleux. Le soleil cogne vraiment très fort, chapeau, lunettes, crème et foulards en tout genre suffisent à peine à nous protéger.

Puis nous quittons la route de terre et nous nous enfonçons plus profond dans une autre vallée : l’objectif est lancé, il nous faut grimper le mont en face ! Descendre une falaise, longer des champs, des maisons éparpillées, traverser des cultures d’eucalyptus, nous finissons par atteindre le fond. Le rio est presque asséché, il ne nous reste plus qu’à grimper et grimper encore. La partie difficile commence. C’est une première montée à pic, 300m de dénivelé qui se parcourent en moins d’un quart d’heure. Surtout ne pas s’arrêter au risque de ne pas démarrer. On marche. On souffle. On sue. On laisse passer les ânes en travers de notre chemin. Il fait vraiment très chaud. La fin n’est toujours pas là. On monte encore. C’est long 15 minutes !! On grimpe encore. Il fait vraiment chaud. Et enfin un premier plateau. Le premier gros effort vient de finir.

Caminar en los Andes

On vient juste de l’en remettre que déjà il faut repartir : c’est l’heure de manger et il nous faut de l’ombre pour se pauser. Un vache (que dis-je une vachette !) s’interpose entre nous et notre route. Le croirez vous mais c’est les agronomes qui on cédé ! Et face à la mini vache énervée nous avons du changer notre chemin. On remonte. Il fait faim. Et on se pause enfin ! Le paysage change encore. Maintenant que nous prenons de la hauteur, les montagnes s’ouvrent un peu plus et les couleurs ne sont pas les mêmes que celles du matin. Les trainées vertes du font de la vallée s’éloignent et on remarque les dégradés de rouge et de jaune des cultures et les taches sombres d’eucalyptus.

Nous avons déjà marché 4h et nous avons encore de quoi faire ! Après le repos nous repartons pour la grande épreuve : grimper tout en haut et gagner l’autre côté de la montagne. Ce qui parait difficile à première vue… s’avère quasiment impossible une fois lancée ! Ca monte sec, l’oxygène manque clairement, je souffle de plus en plus, le sac s’alourdi et en plus, (en plus !) les Andes font leurs vicieuses : à chaque fois que l’on croit atteindre le sommet un plus gros apparait derrière… De quoi plomber le moral d’un alpiniste débutante (moi quoi !). C’est tout en souffrance (et je vous jure j’ai vraiment souffert pour le coup ! Il s’en est fallu de peu pour que lâche !) que je m’écroule en haut. Une fois les idées en place, j’arrive enfin à ouvrir les yeux et à voir. J’y suis. Je vois l’autre côté. Et ben vous savez quoi ??? C’est super beau et je suis trop fière d’y être !!

Et c’est reparti en quête d’un lieu pour dormir ! C’est une petite maison abandonnée qui fini par se présenter à nous. Bilan : vue sur les Andes, feu de bois, des voisins adorables (sauf leurs chiens,mais bon on leur pardonne !), presque pas d’étoiles (trop de nuages, dommages, mais un bonne méthode approuvée pour les observer, ainsi que la voie lactée est d’attendre une coupure d’électricité au milieu du terrain de sport de Santiago… hyper efficace !), et aussi le froid des nuits andines…

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La nuit a été courtes, le réveil brutal : un chien est venu nous abboyer dessus ! Plus de peurs que de mal :)
Nous rentrons dimanche avec un rythme plus lent (la fatigue du jour n°2 se fait sentir). La dernière ascension est phénoménale. L’arrivée (presque) triomphale !

Et il ne nous reste plus que quelques courbatures et de jolies photos pour revivre les 12h de marche du week end. De quoi commencer dans les règles notre entrainement pour la vie en montagne !

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9 octobre 2011

Episode 5 : vivre à Santiago (au son de la musique)

Publié par emmastrips dans Non classé

Quelques jours passés à Santiago de Chuco nous donnent un premier aperçu de ce qu’est la vie ici. Ceci est d’autant plus facile que pour l’instant notre travail n’a pas encore vraiment commencé : en attendant l’arrivée d’Elbert, le gestionnaire du parc (notre boss quoi !) nous avons pour mission de lire (ou déchiffrer puisque bien sur tous les documents sont en espagnol) un maximum de données sur le Sanctuaire depuis sa formation mais aussi ce qui a été fait par les autres étudiants afin de définir la semaine prochaine notre mission à chacun.

Autant dire que même si lecture il y a, du temps aussi nous avons !

Alors, une chose est sure, pour suivre la vie du village, notre emplacement sur la place est idéal. C’est ici que tout se passe.
A commencer par les actions d’ « éducation » du Sanctuaire matérialissé en un grand concours de dessin ouvert aux très nombreux scolaires de la ville avec pour thème… le sanctuaire ! C’est ainsi que nous rencontrons les collégiennes du « Club (prononcer « cloub ») ecologico » que nous aidons pour installer tout le matériel. Pétillantes, elles nous racontent le parc, la ville de Santiago de Chuco, son enfant prodigue Cesar Vallejos, poète à la renommée internationale originaire d’ici.

Mais Santiago c’est aussi des fêtes tous les jours!! En tout cas cette semaine c’est grâce à l’institut technique (sorte d’IUT) qui fête son anniversaire. Je râlais à propos du côté plan-plan et trop occidentalisé du défilé de Trujillo, ici c’est tout le contraire !

Mardi les étudiants, au son d’une fanfare dansent en de nombreuses rondes autour de vachettes ornées de ballons et jettent des friandises (« dulces ») à la foule enivrée.
Mercredi, c’est au tour des chars de faire leur apparition. Les motos taxi qui sillonnent le village sont pour l’occasion transformées en carrosses, châteaux, et véhicules tout droit sortis des contes de fée sur lesquels des enfants hyper déguisés jettent (encore) des friandises à la foule qui une fois de plus se rue dessus (encore) au rythme des fanfares.
Et jeudi, c’est au tour des plus grands de défiler costumés en incas et autres figures historiques du Pérou encore au son des fanfares (on s’en lasserait presque !^^).
Et vendredi… rien ! Incroyable ! Mais ça n’empêche pas les… habitants de Santiago (tient, faudra que je demande comment on les appelle) de travailler, cuisiner, construire leurs maisons en torchis, rire et tricoter dans les rues au son de multiples musiques en tout genres (et vraiment plus ou moins agréables à l’oreille !).

aniversario Santiago

Et puisque la musique est si importante ici (belle transition hein !), nous nous sommes laissés convaincre par Juan _ professeur rencontré par hasard sur un terrain de foot et avec qui j’ai (assez lamentablement) joué au volley_ de participer à ses cours de danses traditionnelles péruviennes. Nous voila donc, Fanny, Roxanne et moi, entrainées à la tombée de la nuit au milieu d’une petite troupe de jeunes danseurs au son de la flute de pan, suivant des pas plus ou moins compliqués et essayant de suivre la cadence, les positionnements et l’énergie de tout ce monde. Ca se marre bien autour de nous mais on ne s’en sort pas si mal (en tout cas bien mieux qu’en volley) et on nous propose même de nous entrainer plus pour accompagner la troupe pendant une démonstration au village de Calipuy le 20 octobre. Je ne sais pas trop ce que notre talent de danseuses péruviennes donnera dans le futur, mais au moins nous découvrons un peu plus (et dans la bonne humeur) ce qu’est la vie ici, et c’est plutôt sympathique !

Ninos y dansa Santiago

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